[2018] 10 Secteurs et Métiers Qui Vont Recruter en Suisse

La Suisse attire toujours du fait de son économie, de ses salaires, et de son chômage au plus bas par rapport à ses voisins européens les plus proches. Mais pour obtenir une rémunération à la hauteur de ses espérances, encore faut-il postuler dans les métiers qui recrutent. Dans cet article, pour vous aider à faire votre choix :

  • Quels sont les métiers de demain en Suisse ?
  • Où recrute-t-on le plus ?
  • Vaut-il mieux travailler dans une grande entreprise ?
  • Les banques privées embauchent-elles toujours ?
  • Quand est-il de l’horlogerie ?
  • Les frontaliers sont-ils toujours les bienvenus en Suisse ?

Les métiers d’avenir en Suisse

Rechercher du travail, c’est avant tout ne pas se tromper de cible, histoire de ne pas perdre son temps. Pour avoir toutes les chances d’être embauché, voici les secteurs où postuler (dans l’ordre) :

  1. L’informatique,
  2. L’immobilier,
  3. La santé,
  4. L’enseignement,
  5. Le service aux entreprises.,
  6. Les concessions automobiles (de luxe).

Les secteurs qui recrutent : retour vers le futur ?

On recherche surtout :

  • Des infirmières,
  • Des médecins, Des chefs cuisiniers,
  • Des employés de banque,
  • Des négociateurs immobiliers.

Les grands groupes industriels et pharmaceutiques présent sur place recrutent eux aussi. Du côté des sociétés qui sont en difficulté, citons toutes celles qui exportent des produits luxueux manufacturés en Suisse, et en premier lieu les fabricants de montres.

Les créations d’emplois attendus dans un avenir proche :

Pour compléter cet article : quel est le salaire minimum en Suisse ?

Les agences d’intérim : la clé pour trouver du travail ?

Pour s’en faire une idée, il suffit de parcourir les annonces des agences d’intérim. Une première constatation : il n’y a pas plus de nouvelles offres que cela pour une embauche en CDI, les perspectives ne sont donc pas toutes roses, et la balance licenciement recrutement, est à l’avantage du premier. Le travail temporaire en Suisse a donc de beaux jours devant lui.

Les secteurs où intervient la société de travail temporaire Swiss Interim :

Les plus grosses entreprises suisses

Si vous avez envie d’envoyer une candidature spontanée, ou bien de répondre à une annonce, sachez que la suisse possède quelques « gros vaisseaux ». Quant à connaître leur politique de recrutement, tout va être une question de croissance cette année pour voir si la Suisse est de nouveau capable de bien exporter, on pense principalement à l’horlogerie qui a du subir les assaut du franc suisse de plus en plus fort.

Les grosses entreprises suisses

Les grandes entreprises vont-elles embaucher au ralenti ?

Il fallait bien que cela arrive, même en Suisse. Le franc fort va les obliger à prendre des mesures pour ne pas voir leurs bénéfices plonger. Les salariés se préparent donc à des mois difficiles et à une possible hausse du temps de travail ou un gel des salaires.

L’état du monde de l’entreprise en Suisse

L’horlogerie Suisse va souffrir prochainement à cause du franc fort ?

Le fleuron de l’artisanat suisse est fortement impacté par les événements économiques récents, certaines entreprises devant même recourir au chômage partiel pour éviter de déposer le bilan. Les petites structures souffrent particulièrement.

La baisse du pétrole et l’effondrement du rouble n’arrangeant rien à leurs affaires. Toutefois, les mesures prises devraient avoir leur impact sur le long terme pour un retour aux bénéfices rapide.

Les marques de montre suisses et leur chiffre d’affaire :

Les grandes marques de montres suisses

  • Philippe Patek
  • Tissot
  • Rolex
  • Piaget
  • TAG Heuer…

Pour en savoir plus : Alors, la Suisse est-elle en crise ?

L’horlogerie suisse : mi-figue mi-raisin

On ne peut pas dire que l’optimisme règne, même à Genève, berceau des horlogers suisses. Autrefois florissantes, ce secteur de pointe et du luxe connait un fort ralentissement. Les chefs d’entreprises, qui doivent faire face à des coûts fixes importants sont inquiets.

En cause : les étrangers. Ces derniers ne viennent plus en Suisse les poches aussi pleines qu’avant, la faute à la crise, ou alors ils vont dépenser leurs millions ailleurs. Le pire dans tout cela, c’est que les exportations chutent elles aussi.

L’évolution des exportations

Les causes d’un mal plus profond qu’il n’y parait

Pendant très longtemps, les grandes maisons d’horlogerie ont fait la fierté des suisses. Mais si la qualité est toujours au rendez-vous, la conjoncture internationale est venue plombée l’ambiance assez lourdement. Pourquoi ?

D’abord l’Asie et son fer de lance : Hong-Kong. Les ventes sur place sont l’indicateur principal de la bonne marche du secteur. Hors, les ventes s’effondrent.

Ensuite les attentats : le tourisme de luxe a chuté, l’Europe étant devenu une zone trop dangereuse pour ceux qui ont les moyens de passer leurs congés au calme. La Suisse, mais surtout l’Allemagne et la France en souffre. Enfin le franc : trop fort, il devient une épine dans le pied des entreprises suisses.

Autre phénomène qui pourrait prêter à sourire mais qui ne fait pas du tout rire les chinois : la lutte contre la corruption en Chine. Pendant un temps, la mode fut d’afficher sa montre en or, signe de sa réussite. Sauf qu’avec un salaire de fonctionnaire, difficile de s’en payer une. La course à la montre la plus coûteuse est terminée au pays du matin calme. Pékin veille au grain.

Les raisons de croire à un renouveau

Mais le tableau n’est pas aussi noir que cela, et l’horlogerie a toujours su rebondir quand il le fallait. Ces sociétés redoublent d’effort pour mettre l’accent sur la qualité et la recherche, afin d’offrir des technologies de pointe. Et puis, si Hong-Kong s’essouffle, l’Inde émerge. La Chine, également n’a pas dit son dernier mot. Quant à l’économie américaine, elle repart elle aussi, même si elle est difficile à quantifier.

Le luxe comme fer de lance :

Les horlogers suisses font donc de gros efforts pour redevenir à la mode. S’ils passent le cap, il y aura des embauches à la clé, le secteur ayant pris un peu de retard sur le sujet. Le grand chantier va être d’intéresser le nouveau riche aux montres de luxe, et de redonner la culture horlogère à une nouvelle génération, celle qui ne jure que par les nouvelles technologies.

Se faire recruter en Suisse : Les banques privées

C’est l’autre grand secteur suisse dont tout le monde parle. Les banques privées sont au centre de la tourmente avec la lutte des états contre l’évasion fiscale et la fin programmée du secret bancaire. Les gestionnaires de fortune doivent aussi composer avec les devises qui valsent à tout va.

Pour en savoir plus sur la fin du secret bancaire en Suisse, et la transmission des renseignements au fisc :

  Source : euronews (en français)

Les banques suisses ferment

10% ont mis la clé sous la porte l’année dernière, et le même raz de marée devrait continuer. Beaucoup d’entre elles sont en grande difficulté, avec des résultats qui ne leur permet pas d’envisager sereinement l’avenir.

Les petites structures sont les plus impactées, et les grosses les absorbent bien souvent en reprenant les actifs dès que les difficultés se précisent. Des regroupement devraient donc encore avoir lieu, car les bons élèves sont peu nombreux. Par contre, les banques qui vont bien, vont très bien, et ça c’est quand même la bonne nouvelle.

Quelles sont les banques suisses qui paient le mieux ? (sur une base de dépense par employé, en francs suisses) :

Les causes du mal

Bien longtemps, le secteur bancaire suisse fut le meilleur du monde. Mais la fin annoncée du secret bancaireet un franc suisse au firmament ont changé bien des choses pour de riches clients qui sont allés voguer sous d’autres cieux. Et pendant ce temps, là, ce sont les gestionnaires de fortune qui trinquent.

Américains, européens, sud-américains : nombreux sont ceux qui ont fait leurs valises. D’autant plus que certains pays ont décidé de passer l’éponge sur ces fortunes mises de côté. C’est le cas du Brésil, du Mexique et de l’Argentine. Ces amnisties fiscales ont fait rentrer l’argent au pays.

A lire aussi : dans quelle banque mettre votre argent en Suisse ?

Les raisons d’y croire encore

La grandes histoire entre les banques suisses et leurs clients n’est pas encore terminée. Le pays a encore des atouts à offrir, en particulier sa stabilité politique et économique (triple AAA quand même). Mais plus question d’attendre le client. Il va falloir aller le chercher où il se trouve.

Attention: les frontaliers français ne sont plus vraiment les bienvenus en Suisse !

Forcément, les entreprises sont dans la tourmente, elles embauchent moins et donne leur préférence aux locaux. C’est notamment le cas dans le canton de Genève, où la préférence à l’embauche des genevois n’est un secret pour personne. Toutes les entreprises qui reçoivent une aide du canton doivent l’appliquer à compétences égales.

Pour les français qui veulent travailler en Suisse et profiter des hauts salaires, les choses se compliquent donc un peu plus. Déclarer son adresse en France est devenu un frein, les frontaliers ne sont plus en odeur de sainteté !

D’où viennent les travailleurs français qui vont en Suisse :

La Suisse n’est donc plus l’eldorado qu’elle était pour le chômeur européen qui voudrait y refaire sa vie. Trouver un job bien payé est devenu aussi difficile qu’ailleurs, et les français travailleurs frontaliers en savent quelque chose. Heureusement, les domaines d’activités qui marchent le mieux sont assez nombreux. Mais à contrario des secteurs qui embauchent le plus, il y en a d’autres qui sont à la peine, où même le mot licenciement n’est plus tabou.

Si vous souhaitez travailler prochainement en Suisse, alors ces articles sont pour vous :

  1. Toutes les modalités pour s’installer en Suisse
  2. Comment rédiger un CV et une lettre de motivation adaptés aux recruteurs suisses ?